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Jean Schramme (25 mars 1929, Bruges, était un chef de mercenaires belge.
Il s'installe au Congo à l'âge de dix-huit ans, où il dirige une plantation. Il traite bien ses employés, sans racisme (il adopte trois enfants noirs), et apprend le swahili, ce qui lui vaut l'admiration et la fidélité de beaucoup d'entre eux, qui forment une milice totalement à ses ordres.
Il ne quitte pas le Congo lors de l'indépendance du pays, en 1960. Il s'implique dans les guerres civiles du Congo, avec l'aide de ses miliciens, et abandonne sa plantation.
Ainsi, en 1967, il participe au coup d'état de Moïse Tshombé contre Mobutu, en collaboration avec les mercenaires de Bob Denard. Le putsch est un désastre, les populations de Kinshassa restant fidèles au président. Schramme, qui a rang de colonel dans l'armée kantangaise, fait retraite vers l'Est, à Stanleyville (aujourd'hui Kisangani), puis vers Bukavu, à la frontière rwandaise, qu'il occupe le 10 août. Là, son armée composée de cent vingt-trois mercenaires et de six cents gendarmes katangais affronte du 29 octobre au 5 novembre 1967 les troupes de l'Armée nationale congolaise, vingt fois supérieure en nombre. Pliant sous le nombre, manquant de munitions, trahie par Denard, épaulée par des soldats katangais complètement épuisés, l'armée de Schramme se replie au Rwanda où elle est démobilisée.
Schramme et certains de ses compagnons retournent en Belgique le 28 avril 1968. En 1986, il est condamné par contumace à vingt ans de prison pour l'exécution d'un espion. Il meurt en 1988.
et pour mieux comprendre le pourquoi du Katanga voici un résumé de son Histoire
À la suite de l'indépendance de la République démocratique du Congo en juin 1960, le Katanga fit sécession du gouvernement de Patrice Lumumba en juillet et déclara son indépendance sous l'impulsion de Moïse Tshombe et des milieux d'affaire pro-occidentaux. Lumumba fut destitué en septembre 1960 lors d'un coup d'État orchestré par Joseph Mobutu. Tshombe fait alors appel à des mercenaires, dont Tony de Saint-Paul, ex sous-lieutenant de l'armée française, et Bob Denard; de fin 1960 à janvier 1963, ils seront les "affreux".
Les forces militaires sous l'égide des Nations unies menèrent une campagne de deux ans pour réintégrer le Katanga au Congo, conclue par un plan de conciliation national en janvier 1963.
En 1966 le gouvernement nationalisa l'Union Minière du Haut Katanga, sous le nom de Gécamines. En 1971, le Katanga pris le nom de Shaba (cuivre en swahili). Au cours des années 1970, plusieurs insurrections furent matées par le gouvernement central avec l'aide de pays étrangers. En 1978 par exemple, le 13 mai, 4 000 rebelles venus d’Angola occupèrent la ville de Kolwezi, le principal centre minier de la province. L'armée nationale fut incapable de tenir le choc. Quelque 700 Africains et 280 Européens trouvèrent la mort lors de cette invasion. Le Zaïre demanda l'aide des États-Unis d'Amérique, de la France,du Maroc et de la Belgique pour restaurer l'ordre. Les 2 800 ressortissants européens restant furent sauvés par le 2e régiment étranger de parachutistes conduit par le colonel Erulin. Cependant il y a toujours la rumeur à Kolwezi que ce sont les services secrets zaïrois qui ont tiré sur les européens afin de faire intervenir les armées belge et francaise.
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